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25 Mar

24 mars 2012 - Quatre départements, trois cols, deux jambes (cramées)

Publié par cestdurlevelo  - Catégories :  #Raid, #Ain, #Haute Savoie, #Savoie, #Isère, #Col du Chat, #Lac du Bourget, #Chartreuse, #Piste cyclable

189,17kms en 8h05, 2316m de D+, coef 1,22

Météo: soleil et ciel bleu, très peu de vent, douceur printanière

 

Voici un parcours que j'ai effectué en voiture à plusieurs reprises... mais aujourd'hui je le fais à vélo. En deux mots: je pars de mon domicile à Saint Genis Pouilly (01), je traverse l'Ain, la Haute Savoie, la Savoie et l'Isère via Bellegarde sur Valserine, le col du Chat, Chambéry, St Laurent du Pont, le col de la Placette et Voreppe, pour arriver à mon ancien lieu de résidence à l'Albenc (38).

 

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Le lac du Bourget - environ à la moitié du parcours d'aujourd'hui

 

Départ à 7H20 de la maison. Il fait 4,5° et j'ai décidé de porter un cuissard court, au vu des températures annoncées cet après midi. Mais avec un bonnet, des gants courts, trois couches en haut, et (même!) les surchaussures en néoprène, tout va très bien et il fait bon. Je pars en direction de Thoiry, St Jean de Gonville, Péron. Les routes empruntées sont les même que celles prises il y a quelques mois lorsque j'étais allé me ballader dans la vallée de la Valserine. Ces routes sont tournantes, vallonnées, et assez petites et donc peu fréquentées... surement un samedi matin avant 8h !

 

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Passage par Farges et Collonge avant de rejoindre la D1208 au niveau du fort de l'écluse. Après une courte remontée, la route serpente dans ces gorges puis amorçe sa descente sur Bellegarde sur Valserine.

 

La traversée de la ville n'est pas très marrante - ça commence par un bon mur, puis ensuite je m'oriente 'au GPS' (qui va se révéler très utile aujourd'hui, en mode exploration). De nouveau la route va tourner à droite et monter fort, puis enfin un dernier bout de montée va me permettre de sortir du centre ville en partant sur la D25.

 

Après une courte redescente, la route va s'élever. Pour la première fois, je porte la ceinture cardio de mon compteur Rox 9.0 - et rapidement les chiffres vont un peu s'affoler. Me voila deja au-delà des 180 battements par minute, soit aux alentours de 85% de ce qui est considéré comme ma fréquence max. Bref - il n'aura fallu qu'une première montée un peu longue pour me faire franchir le seuil de ce que je considère comme un 'gros' effort.

 

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Mon 'tableau de bord' !

Il fait chaud, alors j'ouvre la veste. Après environ 4kms de montée, me voila arrivé au patelin de Billiat, qui, je l'avais noté, marque la fin de cette ascension. Je fais une première pause pour enlever les gants longs, le bonnet, la veste thermique et les surchaussures. Me voila bien mieux pour affronter les kilomètres à venir. Je tourne à gauche sur la D991. Celle-ci va se révéler très intéressante.

 

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Première pause de la journée, à côté de l'église de Billiat

 

Pas le temps de s'ennuyer sur cette route qui tourne sans arrêt, en alternant longs passages très roulants et faux plat descendant et courtes remontées bien roulantes également. Sur ma droite, je jette un coup d'oeil régulier à cette petite chaine de montagne qui m'intéresse tout particulièrement. Pourquoi? Tout simplement car elle offre trois cols bien 'costauds' que j'espère gravir cet été. D'abord, c'est la route du col de Richemond qui part sur la droite. Plus loin ce sera celle partant vers le col de la Biche. Et beaucoup plus loin, je verrai de loin le 'menaçant' col du Grand Colombier... réputé pour ses pourcentages affolants... d'ailleurs le Tour de France y passera pour la première fois en juillet.

 

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Après avoir traversé le village de Corbonod, je tourne à gauche - me voila temporairement sur la D991 dans une très belle descente où ça roule vite. A la base de cette pente, je vais tomber face au Rhône qui coule tranquillement en passant sous le joli pont au niveau de Seyssel. Courte pause photo.

 

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Je traverse le pont... et me voila en Haute Savoie, second département du jour. Ce village est superbe !

Je continue sur la D991, une route bien moins intéressante car très large, très rectiligne, et beaucoup plus fréquentée par les voitures. La route va remonter quelques hectomètres, me voila deja en Savoie. Je n'ai vraiment pas beaucoup roulé dans le 74 ! 

 

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En haut de cette côte, j'admire le chateau Lapeyrouse et ses vignes, de l'autre côté de la route sur ma gauche.

 

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C'est d'ici que l'on voit le mieux les routes pentues que j'attribue au col du Grand Colombier - de l'autre côté de la vallée. Celui-ci... je me le réserve pour une autre fois !

 

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Je me fais doubler par un cyclo au chouette vélo Giant blanc monté en compact. Je me met derrière lui un petit kilomètre, sympa de pouvoir trouver un peu de compagnie sur ce qui s'annonce une longue journée solo. Malheureusement, il va tourner à droite très rapidement et donc nous ne pourrons pas poursuivre ensemble en mode relais. Traversée de Saumont, Viuz et Praz. Je vais temporairement quitter la direction plein sud que j'ai suivie depuis un moment, pour remonter vers le nord-est. Je me sais à proximité du lac du Bourget au moment où j'aperçois un chateau et visiblement une ville forte à Chatillon, à l'extrêmité nord du lac.

 

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Pour le moment je contourne le bout du lac, et comme la route est plate et relativement droite, j'en profite pour m'alimenter en roulant. A ce stade, j'ai deja dévoré (depuis le départ) une banane, une grosse pomme, une grosse pate de fruits, et une barre chocolatée. Je ne prends pas mon alimentation par dessus la jambe aujourd'hui, car je sais que j'aurai besoin de toutes mes forces, et je dois éviter les coups de mou ! La pate de fruits, je viens juste de l'ingurgiter, car je sais que j'arrive maintenant à proximité de la difficulté principale de mon parcours, le col du Chat... et donc que je vais avoir besoin de la dose de sucre dans le sang.

 

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Me voila maintenant sur la D914, longeant le lac sur ma gauche. Malheureusement, l'air est un peu trouble et du coup on ne voit pas aussi bien le lac, l'autre coté, (etc) que je l'aurai souhaité. Après avoir passé le village de Conjux, la route s'élève subitement. C'est parti pour un bout de grimpette. Les pentes sont fortes, souvent entre 8 et 9%, mais à ce stade de la journée, les jambes sont encore très bien. Pour rappel, je viens de passer les 80kms, mais j'ai eu pas mal de faux plat descendant... d'ailleurs il faut noter que je 'triche' un peu aujourd'hui...

... il est rare que mon point de départ ne soit pas également mon point d'arrivée... mais aujourd'hui je ne fais pas une 'boucle'. Or, mon point de départ de tour est à 456m d'altitude, et mon arrivée à 239m ! Autrement dit, oui, j'ai plus de descente que de montée aujourd'hui :)

 

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Après un joli lacet bien pentu, je m'oriente temporairement vers le nord. Puis ça tourne de nouveau et me voila arrivé sur un petit plateau. Je ne m'attendais pas à ce replat, je me croyais pour de bon dans la montée du col du Chat... mais pour ça, il faut encore patienter un peu.

 

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A Saint Pierre de Curtille, j'hésite un instant. Le col du Chat est indiqué à gauche par un panneau (la route est un vrai raidard bien méchant dès le début), mais mon GPS me dit de continuer à droite. Après vérification, je vais décider de suivre l'avis du GPS. La D210 serpente au coeur de cette étroite vallée (presque des gorges), puis vais entamer une superbe descente via Lucey (où je m'arrête prendre des chouettes photos de l'église et du chateau) jusqu'à Jongieux, où je tombe sur la D44 que je suis sur ma gauche un très court instant.

 

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Après cette bonne petite bosse que je viens de monter et descendre (voir au km80 sur le profil ci-dessous), me voila au pied du col du Chat à proprement parler. Je tourne à gauche un peu plus tôt que me le conseillait le GPS, par erreur. Mais je fais bien: plutôt que de me retrouver directement sur la D44 qui trace ses lacets à travers les champs de vignes, je vais passer par un petit patelin (via un bon raidard à 9%) et y trouver une fontaine pour remplir les bidons d'eau. Au niveau de l'église de Jongieux le Haut, je retrouve la D44. Celle-ci me surprend car la pente est extrêmement douce. J'en profite pour prendre quelques photos en roulant... le coin est superbe !

 

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Je me fais doubler par un cyclo dans la montée, mais pas la peine d'essayer de m'accrocher à lui... le différentiel de rythme est trop important. De nouveau, je mange une banane, avant d'entamer un bout de descente qui m'emmène à Gerbaz. Ici débute le plus dur de la montée de ce col. Les jambes continuent à bien tourner, et à un rythme de 10-12kmh sur des pentes oscillant entre 5 et 7%, tout va pour le mieux.

 

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A hauteur de Taba, les pourcentages sont méchants: 10% enregistrés sur le double lacet à la sortie de ce hameau. Au loin devant moi, j'ai un cyclo en point de mire... l'écart se réduit tout doucement mais on ne peut pas dire que je 'fonde' sur lui quand même...

 

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Cette montée est superbe et je ne me rappelle pas avoir croisé la moindre voiture depuis que j'ai passé Gerbaz. Mon mal au genou droit s'est malheureusement tranformé en mal aux deux genoux. Mais ce n'est rien d'insupportable quand même. Le cyclo devant moi, à qui j'ai repris peut être 30 secondes dans la montée, arrive au col 50m devant moi, fais demi tour, revient vers moi et reprend le sens de ma direction. Il voulait simplement me dire merci de l'avoir un peu 'poussé' à garder un rythme dans la montée car sinon 'à son age on se laisse endormir'. Je lui répond avec le sourire que s'il appelle le col du Chat s'endormir, alors respect. Après avoir discuté une minute il amorçe sa descente vers le lac du Bourget, de l'autre côté, alors que moi je fais (je mérite !) une pause en haut.

 

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C'est l'occasion de manger deux petits sandwiches en plus, maintenant que j'y suis (col du Chat, altitude 633m)... on ne pourra pas dire que je n'ai pas prêté attention à mon alimentation aujourd'hui - clairement, je mange pour deux !

 

Un cyclo termine sa montée de l'autre côté et s'assied à côté de moi. Un petit brin de discussion plus loin, je comprends que ce n'est pas le col du Chat (ici) qui est réputé difficile, mais la montée vers le relais/belvédère du Chat, ce qui n'a absolument rien à voir (le type parle de 10kms à 10% de moyenne !). Bon ok je comprends maintenant pourquoi le col du Chat ne m'a pas paru si difficile aujourd'hui :)

 

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Sur ma droite, le Bourget...

 

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...sur ma gauche: Aix les Bains

 

De retour en selle, et c'est parti pour une belle descente direction le Bourget. Ce côté du col est encore plus beau que celui que j'ai grimpé. La route est plus ou moins creusée dans la falaise, accrochée à la montagne. Chaque lacet est l'occasion de jeter un coup d'oeil au lac. De l'autre côté on voir bien Aix les Bains (une ville beaucoup plus grande que je ne le croyais, visiblement !), ainsi que le Bourget (il y a même un aéroport, dont on distingue la piste à l'extrêmité sud du lac - je verrai plus tard qu'il s'agit de l'aéroport de Chambéry). Après ce bout de descente bien pentue et rapide, je tombe sur la D914 (cette route qui longe le lac sur tout son côté ouest - je l'avais quittée il y a un moment pour grimper le col, ce qui m'a par ailleurs permis d'éviter le tunnel du Chat !). Peu après, me voila au Bourget.

 

Je traverse le Bourget du Lac par le centre. Le GPS me proposait de passer par la voie rapide qui semble servir de 'bretelle', mais autant éviter !

 

J'aborde maintenant la partie la moins intéressante du parcours. Je dois me diriger plein sud vers le massif de la Chartreuse, mais la majorité de cette portion se trouve en zone plus ou moins urbaine, ou sur des routes très fréquentées... bof bof...

 

En suivant la direction de la Motte Servolex, je me trouve sur la D14. Tout ça commence, pour 'sortir' du Bourget, par un méchant raidard à 9% sur une route toute rectiligne. Heureusement qu'il n'y a pas de vent de face aujourd'hui ! Arrivé en haut de cette montée qui m'entame bien les jambes, je comprends que je suis sur une route qui va tirer tout droit pendant un moment. Le genre de route qui m'ennuie franchement. Mais bon, sur un parcours de pas loin de 200 bornes, il est normal que certains bouts ne soient pas passionnants !

 

La route descend et me voila à la Motte Servolex, au niveau du km 115. Ici le GPS me sert bien. J'ai la chance de tomber sur une longue piste cyclable séparée de la route, donc totalement sécurisante. Sauf que celle-ci croise sans arrêt des routes perpendiculaires et que souvent, il est indiqué que les vélos n'ont pas la priorité. Bref, c'est le genre de 'stop & go' dont je me passerai bien à un moment où les jambes tirent, et où j'ai clairement mal aux fesses...

 

Plus loin, la piste cyclable se sépare en trois voies, et celle indiquée direction Chambéry part sur la gauche. Je la suit par instinct, mais rapidement je me rends compte que le GPS me conseillait de tirer à droite. Alors OK, le GPS ne connait pas les pistes cyclables et il me proposait de continuer sur une route 'normale', mais au moins il tirait tout droit - au plus court. Résultat, certes je suis sur une piste cyclable mais pas vraiment dans la bonne direction. Car en fait, je le comprends vite, je me dirige vers le centre de Chambéry. Je guette donc un peu les routes qui partent dans la bonne direction sur me droite, et peut me permettre d'improviser en tout confiance grâce au GPS... voila vraiment un investissement dont je suis content.

 

Je traverse des quartiers résidentiels en direction de Cognin, où commencera la dernière vraie difficulté du jour: le col de Couz. Sur ma droite est indiqué le col de l'Epine. C'est ici que j'étais descendu l'été dernier lors de mon enchainement Epine+Granier... mais aujourd'hui pas de Granier au programme, je suis assez cramé comme ça.

 

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Dans la montée à venir !    

 

Encore un petit coup de pate de fruits aux coings pour affronter l'avant dernier col du parcours proposé aujourd'hui. Ce col a quelque chose de particulier, je trouve. Il est quasi plat, mais il est long. Très long. Trop long !! Compter environ 12kms de montée. Alors ok, ça commence par plusieurs kilomètres entre 1 et 2%. A ce moment là, les jambes me semblent tourner très bien, je fonce à 19km/h sans trop d'effort, en version second plateau. Mais plus loin, ça monte plus fort. Quand ça passe à 5%, je ne tiens plus en place selle. Debout sur les pédales, j'ai trop mal aux jambes. Assis, j'ai trop mal aux fesses. J'alterne donc, et passe sur le petit plateau, avec seulement un ou deux petits pignons que je me garde 'sous le coude' pour plus tard. Signe de fatigue avancée, je ne tiens aucun rythme et n'arrête pas de changer de braquet. Le vent me souffle un petit peu dans le nez - ou est-ce une impression? Je suis cramé, vraiment. Cette longue ligne droite me parait interminable. C'est ici peut être un désavantage du GPS pour le coup: je 'guette' sans arrêt sur l'écran, si oui ou non, le symbole du col va bien vouloir finalement apparaitre en haut de l'écran, me signalant mon arrivée proche au sommet. Mais non, il ne veut pas. Je serre les dents et termine la montée au mental... je n'étais pas loin de m'arrêter à deux ou trois reprises dans la montée. Puis enfin, délivrance, me voila en haut au col de Couz (altitude 624m). L'occasion de manger quelques abricots secs et de ne pas oublier la photo traditionnelle.

 

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Me voila pour la seconde fois au col de Couz depuis que j'ai entamé mon challenge des 100 cols. Sauf que la dernière fois, sur un enchainement cols de Couz, des Egaux, de la Cluse, je n'avais pas d'appareil en état de marche. Cette fois-ci, j'ai une preuve: pancarte 'essuyée' :)

 

Me voila maintenant en terrain connu. La redescente vers les Echelles n'est pas longue, mais rapide. Je passe le tunnel et me voila sur le 'plateau' de Chartreuse. Quelques kilomètres plus loin, je laisse les Echelles sur ma droite et passe à proximité d'Entre Deux Guiers via la D520 - j'entre en Isère.

 

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Derrière moi, on aperçoit la vallée que je viens de traverser

 

Ici j'ai un peu de vent de face, heureusement ce n'est pas trop méchant. Je poursuis mon chemin avec motivation, sachant que j'ai prévu un arrêt à mon 'pit stop' habituel, à St Laurent du Pont. A proximité de la salle des fêtes se trouve 'ma' fontaine. Combien de fois m'a-t-elle dépanné, celle-ci ?!!! Cette pause est l'occasion de manger, boire, me passer de l'eau sur le visage, mais surtout, de m'étirer un peu. Ces étirements me feront le plus grand bien, et me permettront de terminer le parcours en meilleur 'état' que je ne l'étais dans la montée du col de Couz.

 

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L'église de St Laurent du Pont, à la sortie du village

 

Je repars, toujours vers le sud - direction générale sur la journée. Traversée de Saint Joseph de Rivière. Me voila depuis quelques kilomètres sur une portion empruntée en joyeuse compagnie lors du BRM 200k récemment, ce dont je me rémémore avec le sourire. Mais aujourd'hui, c'est seul que je dois me motiver pour grimper le col de la Placette sur ma gauche. 'Ce col est facile' je n'arrête pas de me dire... oui, mais comme la dernière fois, je n'ai plus beaucoup de forces ! Je me résoud donc à monter sur le petit plateau. Finalement, la montée ne me paraitra pas aussi difficile que la dernière fois, où j'avais du un peu serrer les dents. Arrivé en haut (col de la Placette, altitude 587m), photo et c'est parti pour la descente.

 

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Superbe cette descente. Rapide, tournante... comme je les aime. Arrivé à Voreppe, je connais maintenant le chemin à suivre pour 'retrouver' la piste cyclable qui longe l'Isère, contrairement au coup avec Tom où on avait tournicoté et galéré.

 

Me voila sur la digue de l'Isère... évidemment très fréquentée par rollers et cyclos en ce samedi de beau temps. J'ai un peu plus de 20kms à rouler sur cette piste... je me sais quasiment arrivé. Pendant la première moitié, je roule très bien au dela de 29kmh, les jambes tournent exceptionnellement bien (pour moi, à mon niveau, je précise !). Oui mais voila, après quelques passages au dela de 31km/h, peut être en sur-régime, je vais de nouveau avoir du mal à garder le rythme. Je passe sous le pont de St Quentin sur Isère et enchaine sur la dernière portion de piste cyclable. Il y a un peu moins de cyclos sur ce bout là. Au loin devant moi, je calque mon rythme sur le type en rouge qui semble rouler plus ou moins à mon rythme. Cela me prendra de long kilomètres pour le rattraper... pour me rendre compte qu'il roule en VTT ! No comment.

 

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Arrivé à St Gervais sur Isère, fin de la piste cyclable, c'est la quasi délivrance. Pas mécontent d'arriver ! La montée sur la droite direction Vinay / l'Albenc m'emmène au-dessus de l'autoroute, de nouveau je dois un peu serrer les dents. Puis ensuite, c'est un peu le tour d'honneur, en facilité: traversée des champs de noyers, de la voie de chemin de fer, entrée dans l'Albenc. Cette sortie se termine avec une vue sur le chateau qui surplombe le village.

 

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Carte (parcours openrunner 1507323):

 

ScreenShot002

 

Profil altimétrique:

 

ScreenShot001

 

Conclusions:

  • Je pensais partir pour un tour de quasi 200kms... en réalité c'est moins. Mais ça m'a suffit.
  • Trois cols franchis, un seul nouveau pour moi: le col du Chat. Très joli - mais ce n'est pas le belvédère si connu pour sa difficulté... il faudra que j'y retourne, un jour de sortie plus courte, évidemment.
  • 2316m de D+... le plus gros dénivelé de 2012 jusqu'à présent. C'est bien, mais... ça ne parait que peu par rapport à ce que j'arrivais à enchainer il y a encore 6 mois. Ca en devient presque décourageant :(
  • Quelle METEO! J'ai pris des coups de soleil sur les jambes, c'est dire. Vive le printemps...
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Jean-Christophe 29/03/2012 21:03

comme ça on est deux ! Moi aussi j'adore les cols et la montagne, d'où le nom de mon blog.
BP = Bordeaux-Paris
Moi je n'ai fait qu'un BRM 600, ç'est quand même sympa à faire au moins une fois pour voir mais ce n'est pas trop mon truc non plus.
Si tu prévois un jour une sortie Vercors ou Chartreuse ou Bugey, tiens moi au courant, on pourra rouler ensemble.
A++
JC

cestdurlevelo 29/03/2012 21:10



AVEC PLAISIR de rouler ensemble... si toutefois tu es prêt à m'attendre, je ne suis pas très rapide. Surtout en montée :) Même si c'est ce que j'apprécie le plus !


Wow un BRM 600kms.... c'est long, ça doit être dur ! Moi le 200km m'a mis KO. Tu n'as qu'à demander à mes accompagnants combien de temps ils m'ont tous attendu à la fin des deux dernières côtes
du parcours :)


A+



Jean-Christophe 29/03/2012 20:57

Je vois que tu prends gout aux grands parcours...attention, si tu continues comme ça tu vas te prendre au jeu des BRM, BP et plus...PBP !!!
JC

cestdurlevelo 29/03/2012 20:59



BRM c'est fait, il y a un mois. Quand aux BP - je ne sais même pas ce que c'est !


Le PBP non c'est pas pour moi. Non seulement c'est hors de mes capacités sur un vélo, mais surtout, ce n'est pas comme ça que je me fais le plus plaisir en deux roues :) Je suis plus fan de cols
et de paysages montagnards :)



Lionel 27/03/2012 22:50

Pemière visite sur ton blog, (par ricochet depuis chez Olive), et lecture de ton dernier CR fleuve !

On est tous les 2 AIN-dous, ou AIN-diens, ou AIN-complets, nous sommes donc pas loin du GRAND COLOMBIER qui j'espère va marquer les coureurs du Tour de France.

J'ai ressorti le vélo plus tôt cette année, je serais peut être près pour faire avec toi le "Défi Bugiste" (Colombier X 4) + (Col de la Biche X2) sur une journée, dans les jours les plus longs de
Fin Juin Début Juillet ??

Lionel.

cestdurlevelo 28/03/2012 07:36



Salut Lionel. Merci pour ta visite et ton commentaire.


C'est en effet chouette l'Ain, comme terrain de jeu cycliste :)


Pour le défi bugiste, en toute honnêteté c'est au-dela de mes capacités. Deja monter 2x la Biche et une fois le Grd Colombier ça me parait extrêmement difficile, alors 4x le Colombier, je ne t'en
parle pas ! Je ne suis pas 'fêlé' :)


Dommage, j'aime les défis à vélo, mais je suis beaucoup plus limité que certains en montagne !



Antoinette 27/03/2012 21:06

Si tu manques de temps pour des sorties, ne pourrais-tu pas aller de temps en temps à vélo au boulot ? ça ferait un super fond pour venir en aide à tes jambes "cramées"... J'ai plusieurs copains
qui le font.
Et en effet, monter un "bout" de la Faucille, c'est déjà un bel effort ! Un peu plus loin, à la frontière suisse (Gingins) il y a fameuse montée de la Barillette, bien corsée aussi !

cestdurlevelo 27/03/2012 22:11



J'y songe - j'ai une semaine de congés prochainement et j'ai plus ou moins prévu d'arrêter le co-voiturage après coup ! Effectivement ça me fera bcp de bornes, c'est l'objectif.


La montée à Gingins je ne la connais pas... même pas par nom ! Je vais me pencher là dessus, ça m'intéresse !



Olivier 27/03/2012 20:26

Concernant les panneaux de travaux à Corbel, ils sont mis en préventif. La fermeture aura bien lieu du 10 avril au 4 mai. L'accès au col de la Cluse se fera uniquement par Entremont le vieux.

cestdurlevelo 27/03/2012 20:43



bien noté, merci pour l'info! Je comptais justement me refaire ce trio, j'avais trouvé ça super (mais dur, dans la Cluse !) l'été dernier... je vais voir si je peux 'placer' ça avant les travaux
alors :)


Encore merci!



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Cyclotourisme en Rhône Alpes / Suisse