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06 Jul

5-6 juillet 2025 - Last Man Riding à la Rosière

Publié par cestdurlevelo  - Catégories :  #Last Man Riding, #La Rosière, #Savoie, #Longue distance, #200km

L’histoire d’une nouvelle expérience à vélo ! Le Last Man Riding, ce 5 juillet.

Drôle de format pour une épreuve cycliste. A vrai dire, un format inspiré du trail et de la course à pied. Une petite boucle est proposée depuis la Rosière (Savoie). 15.7km à parcourir, avec 370m de dénivelé positif. Les concurrents ont une heure pour la parcourir, avant de devoir repartir à nouveau sur la même boucle, etc. Ce, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus qu’un(e) participant(e) en course. C’est donc une histoire d’endurance fondamentale, de gestion permanente de l’effort et des à-côtés, qui comptent ici plus que nulle part ailleurs (alimentation, voir… sommeil, j’y reviendrai). Car pour ceux qui roulent vite, ils arrivent dans la zone d’arrivée / départ en moins de 40 minutes et ont donc les 20 minutes restantes de « l’heure », pour se reposer, remplir leurs bidons, manger, se changer, voir même dormir quelques minutes. Pour les moins rapides qui tournent en 50 minutes ou plus, ils n’ont que peu de temps pour se replacer en zone de re-départ. Une cloche sonne à 2 minutes du départ pour que tout le monde se prépare dans le sas, et on repart !

5-6 juillet 2025 - Last Man Riding à la Rosière

Comme on le verra au cours de la journée, les ‘disqualifications’ (et donc le nombre de participants encore en course qui baisse) sont beaucoup plus dues à des abandons une fois arrivé au sommet qu’à des personnes qui arrivent vraiment ‘hors délais’, en dehors des 60 minutes allouées pour finir chaque boucle. Il faut dire que si c’est un effort physique, l’effort mental est encore plus grand.

Je suis venu ici avec Thomas, qui découvre la longue distance en préparation à son Etape du Tour dans deux semaines. Voilà, il est 10h et on est sur place… on part dans un groupe de 53 participants. Découverte du tracé, déjà, sur cette première boucle. Un petit tour dans le centre de la Rosière (au-dessus de Bourg Saint Maurice), avec une petite descente en faux plat, une courte remontée douce, puis un court pif-paf en descente (sur chaussée de qualité horrible…), une courte remontée puis une longue descente de plus de 9km sur la grosse route de la Rosière. Ici ça file vite, et sans trop de relance. On sort de la route principale pour rallier le Chatelard sur un itinéraire ‘bis’, où se termine la descente… lacet à gauche et paf, droit dans la pente pour 2km à 10% ou plus. Cette section se termine sur la route peinte en rose, qui rallie l’itinéraire principal qu’on avait descendu quelques minutes auparavant, sur la ‘route principale’ (celle qui part en direction du col du Petit Saint Bernard). D’ici, compter encore 5km de montée régulière à 5%, en longs lacets, jusqu’à l’arche d’arrivée / départ.

5-6 juillet 2025 - Last Man Riding à la Rosière

Cette première montée, je l’ai faite principalement avec Thomas, à discuter et profiter du moment. Aussi à observer un peu les autres cyclistes présents. L’ambiance est bonne et la stratégie semble être la même pour tout le monde… rouler ‘en dedans’ en permanence, pour s’économiser. Arrivée en haut en 47 minutes, je suis surpris de me rendre compte qu’il me reste 13 minutes avant de repartir… je ne m’attendais pas à tant. C’est presque trop !

5-6 juillet 2025 - Last Man Riding à la Rosière

Alors je mets en place la stratégie de pit-stop. Remplissage de gourdes (une avec de la poudre pour boisson sportive, une avec de l’eau), l’une et l’autre à demi pleines seulement, il n’est pas nécessaire de se charger pour rien. J’ai mangé une barre au début de la montée, j’essaie de remanger quelque chose pendant la pause. Donc remplissage des poches du maillot en conséquence. Puis immédiatement, je pars m’asseoir à l’ombre, jambes allongées pour aider à la récupération. Cela sera ma ligne rouge tout au long de l’épreuve.

5-6 juillet 2025 - Last Man Riding à la Rosière

Il commence à faire chaud… 10h58 la cloche sonne, tout le monde se remet en piste et à 11h on part en descente. Ayant correspondu par message avec Thomas & Yann, il est clair que je dois rouler encore plus doucement, et essayer de boire un bidon entier par ‘rotation’ (ce que je trouve difficile au début… pour les deux aspects). La seconde montée se fera aussi en discutant avec Thomas, qui terminera simplement 30s derrière. C’est une drôle d’effort que de rouler si doucement. Mais comme le format de l’épreuve nous force à attendre en haut, pour attendre la fin des 60 minutes et donc le début des 60 minutes suivantes, « rien ne sert de courir »… Je ne suis pas dans mon rythme à moi et c’est assez désagréable au début. Mais je suis venu découvrir, donc je prends mon mal en patience. Seconde boucle en 47 minutes également. Le soleil brille, et même à plus de 1800m d’altitude, la chaleur monte.

5-6 juillet 2025 - Last Man Riding à la Rosière

Troisième rotation, il fait très chaud et je me force à boire, à manger. Je me verse même de l’eau sur le casque en montant. L’ambiance est géniale en bord de route, tout le monde applaudit et encourage. Entre cyclistes c’est plutôt sympa aussi, même si j’ai eu plus de mal à discuter avec d’autres que lors de BRM. 48 minutes en arrivant en haut, donc il me reste 12 min de pause. Je suis dans les clous, je roule doucement, à l’économie totale.

5-6 juillet 2025 - Last Man Riding à la Rosière

Quatrième rotation, avec Thomas au début mais en suivant un petit groupe de 5-6 cyclistes dont deux féminines, qui roulent bien tout en rigolant (l’une d’elle remportera l’épreuve féminine). Arrivé au sommet en 47 minutes, tout roule. Je continue de discuter par messages sur le téléphone avec Thomas et Yann, gestion, gestion…

5-6 juillet 2025 - Last Man Riding à la Rosière
5-6 juillet 2025 - Last Man Riding à la Rosière

Cinquième tour, il fait réellement chaud et j’en souffre même en roulant à la cool. Thomas est régulièrement à un demi-lacet en dessous, on se fait des signes et on délire bien… on a aussi le temps de déconner au sommet. Encore bouclé en 47 minutes. Bonne régularité, ça paiera. A ce stade, je me dis même, ‘mais en fait on sera jamais fatigués à rouler si doucement’… hehe, ça, on verra plus tard !

5-6 juillet 2025 - Last Man Riding à la Rosière

Sixième tour et je commence à trouver mon rythme et mes habitudes avec les cyclistes environnants. Car oui, on tourne toujours un peu avec les mêmes ! Les premiers, eux, doivent mettre au moins 12 minutes de moins que moi en moyenne, mais on n’a pas le même niveau (et j’imagine que parmi ceux qui roulent plus vite, peut-être 10% le paieront cash… les autres sont juste d’excellents sportifs d’endurance). Donc en gros, je descends dans les derniers, surtout parce que je pars tout doucement dans la boucle à l’intérieur du village. Puis je mouline dans la partie pentue et reprend quelques cyclistes dans ces 2km difficiles. J’essaie de m’économiser pourtant, ce n’est pas l’endroit où je devrais être rapide… mais pour monter 85kg de viande il faut du watt). Je les double sur la route rose ou juste avant, puis dans la relance sur les 5km de montée beaucoup plus douce, je mouline tellement que je me laisse rattraper et doubler... ‘volontairement’. Passage sous la luge d’été (qui traverse au-dessus de la chaussée), puis retour à l’arrivée, généralement peu après le groupe de 4-5. Sixième tour en 47 minutes encore.

5-6 juillet 2025 - Last Man Riding à la Rosière

Septième tour, Thomas prend un peu de retard, il gère son truc et a encore la banane au sommet. Moi j’ai mis 46 minutes, ayant suivi un peu le groupe de féminines. Ça fait presque du bien de tourner un peu moins en dedans. Toujours en gestion, mais en me mettant en danseuse par moments dans les parties pentues. Ça avance plus vite, ça relaxe le dos.

5-6 juillet 2025 - Last Man Riding à la Rosière

Huitième tour, pas vu Thomas… je sais qu’il voulait faire entre 8 et 10 tours aujourd’hui pour parfaire sa prépa en vue de l’Etape du Tour… il arrive encore dans les clous et m’annonce que la neuvième boucle sera sa dernière. Du coup, il me file sa glacière et de la bouffe d’avance, ce qui me permettra de varier les plaisirs. Super sympa. Ce 8è tour se fait pour moi en 46 minutes.

Neuvième tour, rien à signaler. Ça ronronne, ça mange, ça boit, ça mouline tranquillement. J’ai pu discuter un peu avec un cyclo belge sympa qui déconnait bien dans la zone d’arrivée. 44 minutes pour finir. Ça sera mon ‘meilleurs temps’, avant de commencer l’inexorable déclin lié à la fatigue. Pourtant je me gère encore à fond. Mais le physique commence à prendre un coup, c’est normal. La bonne nouvelle étant que la chaleur disparait enfin. Il est 19h alors que l’on repart pour la 10ème boucle. Pour la première fois, on voit clairement qu’on est moins nombreux en course, on doit être encore entre 25 et 30.

5-6 juillet 2025 - Last Man Riding à la Rosière

Dixième tour plié en 45 minutes. Je profite de la fraicheur relative, conditions optimales. Boire, manger, mouliner. Arrivé au sommet, je me verse de l’eau sur la tête et fais un rapide aller-retour à la voiture pour aller chercher les éclairages AV/AR, le gilet réfléchissant, un buff, les lunettes claires ‘de nuit’, etc. Important d’être prêt à l’avance. Je dispose tout ça dans ma boite posée sur la table dans la zone de départ.

5-6 juillet 2025 - Last Man Riding à la Rosière

Onzième tour, la lassitude arrive sournoisement. J’ai roulé en-dedans pendant 11 tours, mais ça fait quand même 11 heures qu’on a commencé… forcément. Même rituels, gestion, alimentation, allonger les jambes en haut. 45 minutes pour grimper, tout va bien.

5-6 juillet 2025 - Last Man Riding à la Rosière

Il est 21h au moment de repartir sur le 12ème tour. Obligation d’avoir installé les éclairages et de porter un gilet réfléchissant, car la nuit arrive. Pour garder un peu de batterie d’éclairage AV sous la main, je suis parti avec l’éclairage AV ‘cheap’ Décathlon pour une boucle. Sur cette première boucle ça ira, mais je le virerai après la suivante. Ça tourne, ça mouline. La partie de montée pentue commence à laisser des traces, malgré la fraicheur du soir. Arrivé en 47 minutes en haut. Ça prouve que je gère tout autant que ça prouve que je fatigue.

5-6 juillet 2025 - Last Man Riding à la Rosière

13ème boucle. Il fait nuit et mon éclairage premier prix ne suffit plus. Comme en plus je suis toujours dans les 3-4 derniers dans la descente, je suis toujours isolé et donc je suis très prudent en descendant. Remontée tranquillou, à petit rythme cet éclairage suffit pour voir et être vu. Je mange, je bois. Ça va. 48 minutes pour arriver en haut, ça ne laisse ‘que’ 12 minutes pour faire la logistique et me reposer. Je suis le seul à encore être installé aux tables à l’extérieur. Tous les autres participants sont rentrés dans une salle hors-sac, au fond de la zone d’arrivée (au début, je me suis demandé où était parti tout le monde !). Moi je n’ai pas trop envie de tout décaler, glacière, matériel. Ca fait une tâche à accomplir en plus à un moment où j’ai juste envie d’optimiser et de me reposer. Ce qui, avec un peu de recul, me fait penser que c’était une bonne gestion à moyen terme, mais pas forcément à long terme. Je reste sur ma ligne de conduite, faire le strict minimum niveau alimentation puis m’asseoir par terre dès que possible. Seulement, ‘dès que possible’, c’est souvent à 2-3 minutes de la cloche qui annonce le départ prochain. Cette fois ci, j’installe le bon éclairage à l’avant.

5-6 juillet 2025 - Last Man Riding à la Rosière

Et c’est reparti. 14ème boucle. J’ai embarqué de la musique sur les oreilles pour casser la monotonie… mais mon vieil Ipod rend l’âme, la batterie ne tiendra qu’une rotation ! Il commence à faire froid en descente. Remontée cool, je croise une ou deux voitures des organisateurs qui font des ‘rondes’ je pense, pour se donner une idée de la position des participants et vérifier que tout aille bien. C’est super sympa et un gros encouragement crié par la fenêtre de la voiture à tous les coups, ça aide, mine de rien ! A ce stade, on ne doit être plus que 10 participants en course. Je discute avec l’un d’entre eux en remontant la route rose. Il repart devant par la suite. J’aime bien le dernier lacet aller-retour juste avant l’entrée dans la Rosière… c’est moins long que les autres lacets, ni trop grimpant ni pas assez… Boucle terminée en 49 minutes… la plus longue pour moi à cet instant. Solitude au sommet, tout le monde est rentré au chaud, et l’équipe des organisateurs se réduit en nombre (et en bruit). Il est minuit et la cloche a sonné. Comme à mes habitudes, je la laisse sonner en gagnant encore 1 minutes de repos par terre, et je repars après tout le monde sans me presser.

5-6 juillet 2025 - Last Man Riding à la Rosière

15ème boucle. Je suis fatigué, le sommeil arrive doucement. J’ai mangé un peu de salade de riz pour continuer avec quelques sucres lents. Dans la descente, malgré l’éclairage et la concentration, je rate mon appréciation dans un lacet que je voyais arriver plus tard dans la descente… blocage de la roue arrière… je tends la trajectoire pour garder l’adhérence… et ressors tranquillement en fond de chaussée. Je me suis fait un peu peur quand même… ceci prouve surtout que je suis fatigué. Le passage d’un lièvre sur le côté de la chaussée est aussi un rappel du niveau d’attention qu’il faut garder, en permanence. La montée est sans histoire, je ne suis presque jamais dernier (le belge termine souvent derrière moi, mais son père m’a prévenu ce matin, il est lent mais ultra résistant… il terminera d’ailleurs deuxième je crois), mais je me sais certainement le plus faible de ceux qui restent. Arrivé en haut en 48 minutes, je commence à me dire que je n’arriverai jamais à tourner 24h, ce qui était mon espoir ‘maximal’.

5-6 juillet 2025 - Last Man Riding à la Rosière

16ème boucle, j’ai froid en descente… damn it, il me faudrait un maillot manches longues en plus du maillot de corps manches longues. J’en ai un… dans la voiture. Mais la lassitude m’empêche d’aller faire un crochet par là pour aller le chercher. 49 minutes pour arriver en haut.

5-6 juillet 2025 - Last Man Riding à la Rosière

17ème boucle pliée en 49 minutes encore. Avec le buff sur la tête, ça aide. Il me faudrait presque les gants longs. Les jambières et un maillot chaud… mais… tout ça est dans la voiture, je m’en veux un peu. A ce stade de la journée (nuit), j’ai du mal à prendre du plaisir, honnêtement. J’essaie de me battre avec mon cerveau qui me dit d’arrêter. Mon argument principal étant, si je peux faire un 18ème tour, alors je ne suis plus si loin des 20h de course, et peut-être arriverai-je à m’auto convaincre d’aller chercher ce joli chiffre rond ?? Je dois m’arrêter à chaque tour pour soulager la vessie, preuve que j’ai bien bu tout du long. Niveau alimentation, tout passe encore bien, rien à dire. J’en aurai appris un max à ce sujet ce week end ! Merci Thomas pour les chips et les vache-qui-rit. Varier salé / sucré c’est une bonne solution, ainsi que varier eau / boisson sport. Mais surtout, les nougats sport et les pates d’amande ont marché à merveille.

5-6 juillet 2025 - Last Man Riding à la Rosière

18ème boucle, on n’est que 8 à repartir. Je descends dans la roue du belge, même s’il rame un peu en descente... je n’ose pas doubler pour pas prendre de risque. On discute ensemble dans la montée. Ça y est, j’ai lâché dans la tête. En plus mon éclairage avant est passé au rouge clignotant, il pourrait s’éteindre d’un moment à l’autre. Alors oui, je peux encore basculer sur l’autre éclairage (cheap). Mais ça me parait être un autre ‘signe’, que j’ai eu ma dose. Je profite quand même du moment, sachant que je pense bâcher une fois arrivé en haut. Dans l’avant-avant dernier lacet en remontée douce, un participant nous double, et le belge saute dans sa roue. En 2km de montée, ils me mettront presque deux minutes dans la vue… je crois que la messe est dite. Arrivé en haut en 51 minutes, c’est terminé pour moi. Les organisateurs sont encore là à crier, féliciter et encourager… je les remercie et leur confirme que pour moi, c’est terminé.

Petite photo officielle devant le panneau du ‘Last Man Riding’… on me remet une médaille en chocolat inscrite des mots ‘non finisher’ (j’adore le clin d’œil). Super expérience pour moi ! Ça m’a plu, même si j’ai trouvé ça mentalement plus difficile qu’un BRM au long cours, et également moins ‘aventureux’ puisqu’on tourne en rond, et donc moins attrayant de ce point de vue.

Résultat final pour moi, 280km et 6716m de dénivelé positif, le tout en 18 heures total, dont 14H05 de déplacements...

Une bonne douche chaude après avoir eu du mal à les trouver dans les vestiaires de la patinoire (j’ai tourné en rond autour de la glace !), puis je m’installe pour dormir 1-2h dans le coffre de la voiture, allongé sur un matelas.

Mal dormi évidemment, mais là n’est pas l’important. En repartant quelques heures plus tard, je vois deux participants encore en course arriver à 7h39 ! Donc voilà le secret (qui n’en est pas un) des meilleurs ‘last men riding’… ils sont tellement bons grimpeurs qu’ils arrivent à se ménager quelques minutes de sommeil entre deux boucles. Et donc, ont beaucoup plus d’énergie pour durer… d’ailleurs a posteriori, le podium verra le troisième (David, rencontré sur le Trirhena 2018) faire 35 tours (donc 35 heures), le second en faire 40 et le premier 41 ! Preuve que si la difficulté numéro un est la résistance physique, et la difficulté numéro deux l’alimentation, la numéro trois est certainement la gestion du sommeil. Tout ceci étant bien sur inter-dépendant.

Retour à la maison dimanche matin donc. Une sieste de 3-4h l’après-midi et une nuit complète par la suite me remettront sur pied. Une autre différence avec les BRM en termes de format : je n’ai ni de courbatures, ni mal aux mains, ni aux fesses 24h après la fin de course.

J’ai eu la curiosité de regarder le ‘flyby’ sur Strava, encore un bel enseignement. Les premiers partaient plus vite que moi, dans le village, avant même la grosse descente. En comptant les petites remontées à l’intérieur du village et la longue descente au Châtelard, ils gagnaient à chaque fois 3min d’avance sur moi. Et en moyenne, ils finissaient la boucle 12 minutes avant moi (donc, me reprenaient 9 minutes dans la montée… ce qui, en comparaison aux 3 minutes dans la descente, est relativement ‘peu’).

A la question aurais-je pu rouler un peu plus vite en moyenne pour me ménager plus de temps de repos, la réponse est probablement ‘non’. J’aurai pu au cours des 10 premières heures, clairement. Mais je continue à penser que je l’aurai payé par la suite. D’ailleurs c’est une théorie qui semble confirmée par le nombre très important de cyclistes qui terminaient avec 10 minutes d’avance sur moi sur les 7-10 premières boucles… et qui ont abandonné largement avant moi. J’ai remarqué que de nombreux cyclistes avaient quelqu’un de leur famille pour les aider dans la logistique (pourtant simple) au sommet ; remplir un bidon, leur préparer à manger, etc. Ca par contre, ça doit faire une grosse différence. Dans mon cas, ça m’aurait permis de m’habiller chaudement la nuit et donc d’avoir un confort qui m’aurait épargné le mental. Je regrette de ne pas avoir eu de seconde batterie d’éclairage AV pour durer toute la nuit. Ca n’aurait pas forcément changé grand-chose, mais sait-on jamais.

Une belle expérience, difficile mentalement. Voilà ce que j’en retiendrai avant tout. Y retourner ??... ne jamais dire jamais, même si je penche pour la négative. Il me faut du temps pour digérer.

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